Toute startup quelle qu’elle soit repose avant tout sur une idée, un concept de base. C’est de celle-ci que dépendra le succès ou l’échec de l’entreprise. Et, même si c’est un cliché que de l’affirmer, compte tenu de cela, toute idée de base se doit donc d’être « bonne », autrement en effet, l’échec ne pourra que vous attendre au tournant… Mais que faut-il comprendre exactement par une « bonne idée » ?

Si une définition positive semble des plus périlleuses, en revanche une approche par la négative semble possible. En effet, l’expérience a montré qu’il est sans conteste des fausses bonnes idées à éviter absolument quand on projette de se lancer dans une aventure entrepreneuriale…Top 3 des fausses bonnes idées à esquiver impérativement.

Fausse bonne idée n°1 : copier un concept à succès

Même si la plupart des entreprises à succès comme Facebook, Price Minister ou encore Alibaba l’ont plus ou moins fait, copier une idée à succès est l’une des premières choses à éviter absolument quand on veut se lancer dans le business.

Pourquoi ? Et bien avant tout, parce que dans ce cas vous arrivez avec un retard certain sur le marché. Celui qui a lancé le concept ayant en effet déjà une très belle avance sur vous.

Conséquence : il n’est donc pas acquis que vous réussissiez à percer. Autrement dit, vos investissements risquent d’être vains…

Autre raison : il n’est pas davantage acquis qu’en copiant le concept de quelqu’un , vous arriviez à développer le même savoir-faire.

Enfin, dîtes-vous bien que les entreprises à succès, comme Facebook, qui ont a priori versé dans ce travers se sont en fait pour la plupart davantage inspirées de ce qui existait que véritablement copier-coller des concepts établis.

Fausse bonne idée n°2 : Fonder le « business model » de sa startup sur un vide juridique

C’est là la seconde fausse bonne idée dans laquelle il faut éviter de tomber lorsque l’on pense à fonder une startup. Et en voici la raison. Bien qu’il puisse constituer une niche économique extrêmement rémunératrice, un vide juridique finira un jour ou l’autre par être comblé. Et lorsque ce jour viendra, la facture peut être extrêmement salée…

C’est ce que sont en train par exemple de subir les géants américains Facebook et Google à l’heure actuelle. En effet, alors qu’ils avaient basé pour une bonne part leur modèle économique sur l’exploitation des données personnelles de leurs utilisateurs, aujourd’hui, face aux nombreux scandales qui ont révélé des abus dans cette exploitation des données, les législateurs sont en passe de règlementer très strictement ce secteur. Pour une jeune pouce qui n’a pas encore les « reins solides », ce genre d’aléa peut être fatal…

Fausse bonne idée n°3 : Fonder son entreprise sur un concept faussement intéressant

C’est là encore un travers à éviter absolument. Pour qu’une entreprise prenne pied, le concept à sa base ne doit surtout pas s’attaquer à un faux problème. Autrement dit, l’idée de base doit faire écho à un réel besoin.

Et, pour définir ce besoin tangible, le problème que vous proposez de solutionner à travers votre concept doit donc remplir un certain nombre de critères pour être exploitable économiquement. Ainsi, il doit par exemple se situer sur un secteur très porteur. Il doit être évident. Il doit être a priori difficile à résoudre. Enfin n’oubliez pas : face à un tel problème, votre solution doit être des plus efficaces et des plus pratiques.

— mai 1, 2018