Beaucoup d’apprentis « businessmen » pensent que l’idée constitue le socle fondamental de toute activité entrepreneuriale. Si l’assertion est loin d’être fausse, il faut toutefois garder aussi en tête que l’idée ne fait pas tout. Pour augmenter ses chances de percer, il est même sans doute mieux de miser davantage sur l’identification d’un besoin pour bâtir sa startup plutôt que d’une idée alléchante… Explications.

Résoudre un problème de la vie quotidienne : l’idée de base à retenir pour qui veut connaître une « success story » entrepreneuriale

Pour réussir en affaire, la démarche la plus rationnelle consiste à identifier avant tout le ou les problèmes qui compliquent la vie des gens et pour lesquels aucune solution viable n’a encore été proposée. C’est en ce sens par exemple que la startup française « sepastop » s’est rendue compte que la résiliation des contrats d’abonnements courants (abonnements téléphoniques, internet, etc.) pouvait générer un certain nombre de soucis au niveau des usagers. En effet, lors d’un déménagement à l’étranger par exemple, résilier son contrat d’abonnement internet ou téléphonique ne constitue certainement pas la priorité des priorités.

Et pourtant, la démarche reste capitale car oublier de le faire, c’est risquer assurément de continuer à payer un abonnement dont on n’a plus besoin !

La startup s’est donc placée sur cette niche en mettant en place une plateforme web qui permet de simplifier cette démarche. On le mesure à travers cet exemple : c’est bien l’identification d’abord du besoin qui a permis de construire l’idée et de porter par la suite le projet entrepreneurial…

En procédant dans cet ordre, l’expérience a montré que les chances de succès sont beaucoup plus importantes que celles générées par l’hypothèse inverse. Selon les analyses, cette tendance s’explique par le fait que par ce procédé, on met au centre les besoins du client et non pas les ambitions égocentriques de l’entrepreneur.

Les idées « sexy » ne font pas toujours des riches !

Si l’identification du besoin doit donc précéder l’idée, cette dernière doit par conséquent être avant tout pragmatique et répondre parfaitement à cette attente du public, rien de plus…

Et là encore, c’est l’expérience qui nous aura démontré la rigueur de cette assertion. En effet, dans l’histoire de l’entrepreneuriat contemporaine, rares ont été les cas où des idées « sexy » aient connu une « success story » commerciale indiscutable.

L’exemple de la startup « Juicero » permet sans aucun doute d’illustrer ces propos. En effet, cette startup américaine avait réussi à l’époque à lever 120 millions de dollars en financement participatif pour financer un projet des plus « sexy » : créer le premier presse-fruit connecté au monde.

Si l’idée était effectivement des plus singulières et originales, la startup déposa malheureusement très vite le bilan faute d’intérêt du public pour son projet. Morale de l’histoire : si les idées triviales et sympathiques peuvent sembler constituer de bons investissements, il faut d’abord prendre la peine de vérifier qu’elles répondent effectivement à un réel besoin avant d’en faire la raison d’être de votre startup… CQFD.

— avril 29, 2018