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Thomas Cook, le plus ancien voyagiste au monde, est en faillite. Depuis lundi 23 septembre, le sort de l’emblématique tour opérateur britannique est scellé. L’entreprise qui compte plusieurs filiales dans le monde a été déclarée en cessation d’activités avec immédiat selon un communiqué publié par l’Autorité britannique de l’Aviation civile.

Les tractations entre les différentes parties prenantes que sont le gouvernement, l’actionnaire chinois Fosun, les banques créancières et les dirigeants de la société n’ont pas permis de redresser une situation déjà vulnérable. Comme une trainée de poudre, la nouvelle de la chute de ce géant au pied d’agile s’est propagée à travers le globe.

Avec le dépôt de bilan de ce pionnier du tourisme moderne, c’est tout l’univers des tours opérateurs classiques qui est ébranlé et qui s’inquiète de son avenir. Tour d’horizon de l’origine sur ce scénario pourtant prévisible. 

La concurrence des nouveaux acteurs du tourisme : l’une des principales causes de la faillite de Thomas Cook 

Depuis quelques années, le secteur du tourisme de masse peine à décoller véritable. Les tours opérateurs traditionnels éprouvent de réelles difficultés face aux acteurs du voyage en ligne. Ces nouveaux arrivants qui basent l’essentiel de leurs stratégies sur des solutions numériques ont le vent en poupe.

Avec des offres alléchantes en termes de coût, ils attirent plus de clients. A la recherche de tarifs plus attractifs, les vacanciers ont plus tendance à se tourner vers Internet. Et quand on sait que tout cela se fait au détriment de voyagistes historiques, on peut aisément comprendre la délicate situation dans laquelle se trouvait un opérateur comme Thomas Cook et qui l’a finalement emportée. 

L’entreprise vieille de 178 ans n’a pas misé sur la transformation digitale jusqu’à sa faillite. Le groupe britannique a continué à sa clientèle ses offres classiques alors qu’en face la concurrence surfe sur des solutions plus innovantes.

Ce manque de volonté de Thomas Cook d’intégrer les technologies digitales à ses activités a eu des effets néfastes sur ses résultats financiers. Pour preuve, le voyagiste traînait une dette colossale de près de 2 milliards d’euros. Pour remonter la pente, la société s’est vue obligée de revendre 11 avions de sa flotte.

Mais tous les efforts fournis n’ont pas pu empêcher la faillite de ce géant aux pieds d’agile du marché du tourisme de masse. Le sort que vient de connaître Thomas Cook devrait interpeller les autres tours opérateurs traditionnels encore en activité. 

La transformation digitale : une solution à explorer pour sortir de la zone de turbulence 

Ce n’est un secret de polichinelle, les tours opérateurs traditionnels ont vu leurs chiffres d’affaires fortement baisser avec l’arrivée sur le marché du tourisme des e-voyagistes.

En misant sur des solutions technologies numériques innovantes, ces nouveaux acteurs ont su convaincre les vacanciers à petit budget qui privilégient une recherche et une réservation de leur séjour en ligne. Il est clair que les entreprises pionnières telles que TUI, Fram et bien d’autres encore devraient changer de manière radicale leur stratégie de développement pour ne pas subir le même sort que Thomas Cook.

Ce qui passe nécessairement par une intégration progressive à leurs différentes activités d’outils digitaux. Ces solutions numériques permettront aux clients à la fois de faire des économies et de se simplifier la vie. Comme on peut le voir, la transformation digitale se présente comme une voie salutaire pour les voyagistes historiques qui ont survécu à la crise jusqu’à présent.

C’est à notre sens à cette seule condition que ces acteurs traditionnels du tourisme de masse pourront se relever de cette crise structurelle et conjoncturelle. En digitalisant au maximum les différentes facettes de leurs prestations, ils parviendront à réduire les coûts et par conséquent à proposer aux vacanciers des séjours à des prix plus abordables.